La douleur est un cadeau que je me plais à offrir.
L'on se réjouit du deuil car l'on se sent vivant
Mais surtout l'on aime le mal d'autrui.
Regardez comme il souffre, pauvre petit.
Il est loin alors tant pis.
Ici l'on est bien, ici l'on vit.
La douleur pourtant, vous la connaîtrez
Quel que soit votre confort, vous souffrirez
Tous y ont droit, tous y sont obligés.
Au jugement dernier seront libérés les condamnés
Pour avoir souffert de leur impiété
Et de la torture, enfin, vous profiterez.
21 oct. 2010
Rien ni personne
Rien à dire alors je me tais.
Tout va bien si l'on omet
Que tout va mal.
Je sombre dans une folie
Dissipant mes actes
Détruisant mon être.
Rien à dire, rien à signaler
Sinon que tout va mal
Car je cherche une oreille.
Je me tue à comprendre
Pourquoi je suis incomprise,
Cercle vicieux.
Rien à dire sinon que je vous tuerais
Je vous tuerais par amour,
Lions dévoreurs sans pitié.
Errance et lamentations
Pleure le ciel lorsque nul ne voit les étoiles
Pleurent les dieux lorsque le chaos règne
Pleurent les êtres qui ne savent trop où
Qui ne savent trop comment
Pleurant le pourquoi
Lamentations fébriles.
Pleure la lune, imparfaite bienfaitrice
Pleurent les flots sans destination aucune
Pleurent les hommes qui ne savent trop quoi
Qui ne savent pas trouver
Pleurant d'émoi
Devant ces amours prisonniers.
7 oct. 2010
Ode
Ta présence éveille en moi la passion inique que l'on ne peut oublier
Ton absence éveille en moi le désir, indomptable.
Je ne puis croire que cela m'arrive
Que tu existes.
Je te dédierais tous mes poèmes, mais surtout les meilleurs
Je t'écrirais tout ce que tu animes en moi.
Pour que tu puisse me lire et me relire encore
Pour que tu connaisses tout de moi.
Je veux tout faire, tout voir, visiter tous les endroits
Et il n'y a qu'un homme au monde avec qui j'irais
Il n'y a personne, hormis toi.
J'ai un goût de la vie indescriptible qui me réjouit
J'ai le goût de toi.
20 sept. 2010
Consciemment III
Vous ne savez pas
Mais je sais.
Et ce que vous dites est faux
Alors que ce que j'affirme est vrai.
J'ai la certitude, plus que tout
De ce que j'ai alors pensé et pourquoi j'ai agi
D'une façon que l'on me reproche
Car on dit me connaître mieux que moi.
Le dégoût me montait à la gorge
La vie m'était arrachée
Je ne l'ai pas laissé partir
Pardi, je l'ai chassé!
Alors que ce que je dis est vrai,
Ce que vous affirmez est faux.
Je sais ce qui fut et ce qui est
Mais vous ne le savez pas.
Consciemment II
Mais à quel spectacle absurde t'adonnes-tu donc?
Crie, époumones-toi, je n'ouïs rien.
Dégénéré, tes lèvres se mouvent sans un bruit
Et ton visage défiguré me répugne comme jadis.
Ici-bas, il fait bon vivre, bigot,
Car la désinformation n'est plus désormais!
J'ai su voir sous ta carapace
Et je n'y ai pas distingué que du bon...
Ravale ces pensées auxquelles je ne m'intéresse plus
Et, Ô Monde, garde-moi de cette laideur,
Expie ces péchés qui me font tant honte
Fais-moi oublier ce que je ne me pardonne plus.
Et la vie coule à présent doucement, à un rythme continu
Je ne me méprends plus sur autrui.
Il est parfait et ne m'apporte que douceurs
Il complète mon monde, j'ai besoin de lui.
Mon nouveau bonheur tait ma honte envers le passé
Honte de toi et de tes cris que j'ai tus.
Crie, époumones-toi, je n'ouïs rien.
Dégénéré, tes lèvres se mouvent sans un bruit
Et ton visage défiguré me répugne comme jadis.
Ici-bas, il fait bon vivre, bigot,
Car la désinformation n'est plus désormais!
J'ai su voir sous ta carapace
Et je n'y ai pas distingué que du bon...
Ravale ces pensées auxquelles je ne m'intéresse plus
Et, Ô Monde, garde-moi de cette laideur,
Expie ces péchés qui me font tant honte
Fais-moi oublier ce que je ne me pardonne plus.
Et la vie coule à présent doucement, à un rythme continu
Je ne me méprends plus sur autrui.
Il est parfait et ne m'apporte que douceurs
Il complète mon monde, j'ai besoin de lui.
Mon nouveau bonheur tait ma honte envers le passé
Honte de toi et de tes cris que j'ai tus.
18 sept. 2010
Consciemment I
When victory feels awkward
Like the end of an unfair fight,
I feel what you have never been able to
And you are lost because I wanted you to be
Look how high are the skies
I can barely touch them, through the winds
You'll never reach the clouds, unwanted
And the fire in your eyes must die
Die for the glory of mine
Die in a circular load of pain
See how I live,
Easily do I breathe
You must forget it all
Summon your consciousness
Summon your wearisome self
Look high through the stars
I can barely touch them, through the skies
You'll never feel the winds, unneeded
And the life in your eyes must decease
17 sept. 2010
Une apparition à l'aube.
Alors que la pluie martèle le sol
Alors que je soupire de plénitude, le froid surgit.
Pour un instant, je ralentis la cadence.
Mes pas se dirigent-ils vers ta demeure?
Non, ce n'est pas mon logis.
Tu es ma félicité, l'exaltation à mon éveil
L'ivresse y colore mes sangs,
Le ravissement interrompt les battements de mon cœur
Mon art s'émancipe de toute douleur
Bien que le mal le crée.
Tu es mon déchirement passager
Et mon bonheur perpétuel
Tu apparais pour disparaître parfois
Mais toujours, tu me reviens.
Et pourquoi ne pas partir?
Pourquoi donc ne pas me laisser?
Le temps nous lie mais il nous sépare
Nous franchissons l'épreuve dont nous nous accablons.
Et ce, jour après jour.
Et que cela perdure! Cela ne peut cesser.
Plus tard, à l'aube de la fin, nous nous réserverons le pire.
Je ne puis rien y comprendre pourtant
Car je ne puis imaginer pareille affliction.
Mais donc, qu'est-ce que toutes ces réflexions?
Lorsque la pluie me tue, qu'est-ce qui me ronge?
Pourquoi avoir peur alors que je puis tant aimer,
Faculté qui m'était volée jusqu'alors,
Et quand pourtant en ta présence, je n'ai nul doute?
11 sept. 2010
Vers divers
• La complexité d'esprit n'est pas à rechercher. Le savoir et le juste raisonnement sont, eux, réellement importants. Et un esprit simple peut y accéder.
• Un peu d'Art par ci pour s'aérer les idées, un peu d'Art par là pour les fixer, un peu d'Art encore pour s'épuiser comme il le faut. Et la vie est belle! Encore un petit coup de pinceau?
• Voyez comme le sot est le premier à traiter autrui d'imbécile.
• Ils affirment que l'Art est une escroquerie, un mensonge. Mais ce sont eux qui nient son existence et par le fait même, ce sont eux les escrocs qui tentent de nous faire croire à leurs âneries bornées.
• La démocratie directe serait parfaitement représentative de l'opinion publique! Mais l'opinion publique est-elle toujours la meilleure?
• Pourquoi m'apprécier alors que je vous hais, pourquoi me parler alors que je désire que vous vous taisiez?
• La liberté est un concept beaucoup trop relatif.
• Pourquoi désirer connaître son futur à l'avance alors qu'on peut soi-même le construire? L'incertitude fait peur? L'incertitude me plaît. Elle me permet tout.
16 août 2010
Il est vrai que de toujours affirmer la vérité est peu vraisemblable.
Mais d'ailleurs il est faux que de n'affirmer que des faussetés l'est aussi.
Ce n'est que de la forme, que des mots, nous camouflons le meilleur sous une couche de comparaisons et de métaphores fantasques.
Alors n'affirmons nulle fausseté, ne disons que la vérité sans forme et faisons le tout brièvement...
Je t'aime.
14 août 2010
Style
La certitude est la mort du désir
Et lorsque meurt mon désir, je meurs aussi.
L'incertitude, à sa manière, tue
Mais uniquement lorsqu'elle est trop présente.
Un juste milieu est toujours préférable.
Que faire, que dire? je ne sais que trop pas.
Je fais ce que me guide mon inconscient
Je vais où me guident mes pas.
Je dis bien ce que veux.
Et je ne dis que vrai.
En analysant, en décortiquant le tout
Il n'y a qu'une solution plausible
Mais je ne me l'avoue pas sans en être certaine,
Le temps me donnera la réponse tant attendue.
J'écris ce que me dictent mes esprits
Mais ceci n'est qu'un brin de ce chaos infernal
Où pourtant règne un ordre.
Et j'alourdis le tout à coup de style
Je me crois bien artiste
Mais je ne fais que semer la confusion.
Pourtant, je sais ce que je veux.
Il n'y a nul doute à ce sujet.
Mais découvrir la pensée d'autrui est tâche plus ardue
Alors je m'étale ici plutôt que de m'étaler ailleurs
Je verse un brin de mes tourments sur papier.
Continuons, alors.
11 août 2010
Comment font-ils tous pour me convaincre,
De penser ce qu'ils désirent que je pense?
Comment font-ils donc pour me berner,
Tout en me disant que je les berne?
Comment font-ils pour me cerner
Et m'enlever tout argument?
Comment font-ils tout cela si vite
Alors que je ne regarde ailleurs qu'un instant?
Comment font-ils pour croire
Qu'ils sont le centre de mon monde
Alors que je n'ai rien dit?
À qui mentent-ils ainsi?
Sinon qu'à eux-mêmes?
Vous ne pouvez berner mes rêves, insatiables
Et ces rêves sont magnifiques!
Et ces rêves ne parlent pas de vous.
10 août 2010
Distance, toi que j'haissais.
Je n'avais cure de ce qu'ils pouvaient penser
Car enfin, j'étais en votre présence honorable.
Moi qui auparavant les épiais d'un œil curieux
Bel amour, à votre vue, ils disparaissaient.
Et même lorsque vous étiez bien loin
Je cherchais en leurs visages vos traits
Et en leurs paroles, vos manières!
Alors, vous me manquiez terriblement.
Et même sans avoir les paupières closes,
Le monde s'effaçait, mes pensées divaguaient
Tentaient de vous rejoindre même si je ne le pouvais.
Soit! La vie m'exauçait parfois.
Mais plus le temps passait, plus il était long.
Et mes illusions se sont réduites à néant,
Vos mensonges n'ont pu dissimuler votre être bien longtemps.
Vos manières, j'en vins à les haïr!
La distance, enfin je la chérissais
Le monde m'échappait lorsque vous étiez à mes côtés
Et je recherchais maintenant l'inique liberté.
Soit! Disparaissez!
Je méprise vos traits qui me semblent infâmes à présent
Je méprise vos dires mensongers qui me bernèrent jadis.
Je méprise votre être tout entier, pour ne pas avoir été
Ce que j'avais alors tant espéré.
8 août 2010
Évolution.
La distance des corps
La proximité des esprits
Créent les remords qui nous accablent
Éffrayés, nous voilà unis.
Hélas! J'ai perdu tant de temps!
À m'éprendre d'un gueux
Et pourtant à présent
Je n'ose nul aveu
Remémore-toi la tendresse
Qui t'enlaça jadis, à t'en étouffer
Qui t'inspirait rudesse
T'aliénait les esprits, à en crever.
La proximité des corps
La distance des esprits
Crient à en éveiller les morts
Nous flagelle la chair décrépie.
Ode à la Beauté
Conserve tes mots, ravale tes pensées
Contrôle l'incontrôlable, évite l'inévitable
Patience. Espoir.
Mais le désir l'emporte toujours
Ta nature te tue, ta nature te ronge.
Saloperie!
Focus. Et davantage.
Sur le mur, ce point, cette chose.
Autre chose.
Beauté.
Et merde, pas encore!
Par pitié, tais-toi, daimon
Toi qui hantes mes nuits
Mais encore plus mes jours lucides
Beauté.
Je sais! Je vois de mes yeux cette splendeur.
Puisse-t-elle...puisse-t-elle mourir!
Ou se tarir, du moins
Car elle est trompeuse!
C'est une traîtresse!
Ses atours cachent ses immondices.
Salope!
Pourtant, je ne puis m'empêcher de la vénérer
Je vois de mes yeux sa douce splendeur
Ô Beauté!
Je te désire!
Mais pourquoi me tromper, moi qui es si fidèle?
Ah, salope!
Focus. Et davantage.
Sur cette chose, ce point sur le mur.
Oublie.
Oublie les yeux de la Beauté qui te contemplent
Autre chose.
Par pitié...
Sois-moi fidèle, ma jolie
Entoure-moi de tes bras lascifs
Aime-moi comme je t'aime!
Patience. Espoir.
Ma nature me tue, ma nature me ronge.
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